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FIN DE CE BLOG...

# Posté le vendredi 17 juillet 2009 11:49

/!\ attention /!\

LES CHIFFRES SONT PEUT ETRE ACCEPTER MAIS PAS COMPTER DANS LE DECOMPTE POUR LA SUITE...

POUR CELA IL FAUT DES VRAIS COMMS EN RAPPORT AVEC L'HISTOIRE ( N'HESITER A PROPOSER DES TITRES. ET L'AVIS DE LA LECTURE...)
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# Posté le vendredi 03 juillet 2009 14:57

Chapitre 1

Chapitre 1
La place du marché était bondée. Je réussis avec peine à m'approcher du stand des légumes et fruits frais. La maraîchère, petite et rondelette qui devait avoir la soixantaine se tourna vers moi et me sourit.
- Puis-je vous aider Madame ?
- Oui s'il vous plaît, j'aimerai cinq cent grammes de fraises. Oh et mettez moi aussi trois cent cinquante grammes de vos tomate-cerises.
- Bien sûr, me répondit-elle.
Elle prit deux grosses poignées de chaque et déposa les aliments sur la balance. Celle-ci indiquait neuf cent vingts grammes pour dix huit francs. Je n'en avais que dix.
- Oh, pouvez-vous m'en enlever un peu je vous prie.
Elle m'adressa un clin d'½il et mit ces neuf cent vingts grammes dans un sachet qu'elle me tendit.
- Ça fera dix francs s'il vous plaît.
Surprise par sa gentillesse, je lui donnais la monnaie, un grand sourire aux lèvres. J'avais l'air d'une femme heureuse, comblée de bonheur. Mais en réalité la femme que j'étais, était très loin de ce que je faisais paraître aux gens. Cependant, je dois reconnaître que la situation c'était améliorer depuis quelque temps. Je pouvais sortir prendre le soleil et faire quelques courses. Avant, rien de tout de cela n'était possible, ma
pseudo-vie était un enfer. Pendant cinq ans, je n'ai connu que dix mètres carré d'espace, sans fenêtres ni lumière, et cet homme jusqu'alors qui m'était inconnu. Je ne le voyais que quand il m'apportait de la nourriture et de l'eau. Avec le temps, lorsqu'il décida que j'en étais capable, il me laissa manger avec lui à sa petite table dans la cuisine à coté de l'endroit où il m'enfermait. Puis, petit à petit, il me lâchait la bride et me laissais vagabonder dans le reste de la maison. Voyant que je me faisais à cette vie, il avait décidé de faire un test : me laisser aller dans le jardin, puis au village. Bien sûr, j'aurais pu m'évader et me cacher, mais il me retrouverait toujours il me l'avait juré. Il me menaçait avec ça depuis toujours. Et si il me retrouvait, il me tuerait, il avait affirmé, ces yeux dans les miens, un couteau sous mon cou, prêt a me trancher la jugulaire s'il le fallait. C'était la seule chose qui m'obligeait à revenir. Il me tenait avec la peur incontestable et irrévocable de tout être humain, à savoir la mort. Cependant il ne pouvait pas m'empêcher de m'enfuir avec mon esprit, m'évader vers ma seule et unique famille : mon fils Wyatt. Il avait sept ans lorsque Pitt m'avait enlevé. J'ignore ce qu'il est devenu ensuite. Je dis Pitt, mais je n'avais aucun moyen de savoir si c'était son vrai prénom.
Tout en pensant à mon vécu, j'avais marché jusqu'à la villa en dehors du village, que malgré que j'y vive depuis sept ans environ, m'était pourtant familièrement inconnue. La main sur la poignée j'hésitais. Repenser à tout ça avait ravivé mes envies d'escapades. Devais-je ouvrir cette porte ou tenter de m'enfuir ?

# Posté le jeudi 11 juin 2009 15:35

Modifié le jeudi 18 juin 2009 13:00

Chapitre 2

Chapitre 2
Je ne put réfléchir d'avantage car soudain la porte s'ouvrit et Pitt s'effaça pour me laisser entrer.
Comme chaque jours, l'intérieur de la maison était frais et une odeur de lilas régnait dans toutes les pièces. Je retirai mon manteau et l'accrochai sur le porte-habits dans l'entrée à côté de la petite table basse où étaient posés un vase avec un joli bouquet de fleurs des champs ainsi que deux petites statuettes de femmes. Habillées à l'ancienne, elles portaient une ombrelle pour rester pâle, signe de richesse, car la peau matte était réservée aux pauvres qui travaillaient dans les champs.
- Alors Ève Angeline, que m'as-tu rapporté du marché ? La balade a-t-elle été bonne? me demanda Pitt.
- Oui merci. Je t'ai ramené des fraises, car je sais que tu les aimes tant. J'ai prévu de te cuisiner un bon petit plat avec des tomates cerises, ça te tente ?
- Merci, mais c'est moi qui cuisine. J'avais cependant justement besoins de tomates, ma chérie s'il te plaît, me dit-il en me tendant la main.
Je lui tendit le sachet.
- Tu trouveras tout ce qu'il te faut à l'intérieur. Puis-je monter prendre une douche ?
- Hum... Oui, d'accord. Mais avant je souhaiterais quelque chose.
Il s'approcha de moi pour prendre ma tête entre ses mains. Je ne naissais que trop bien cette lueur dans ses yeux, son souffle chaud qui caressait mon visage. Sa bouche frôla la mienne, puis dérapa sur ma joue, dans mon cou. La pointe de sa langue me chatouilla la gorge puis vint explorer le lobe de mon oreille.
- S'il te plaît Ève Angeline, tu peux faire mieux que ça, m'intima-t-il.
Sa langue poursuivit son chemin, léchant le contour de mes lèvres en un mouvement très sexy. Haletant de désir il me coinça contre le mur et m'embrassa fougueusement. Sa main descendit le long de mon bras, mes hanches et s'arrêta sur les fesses. Je lui agrippai les cheveux, essayant de le repousser. Il prit ce geste pour de la passion et commença à défaire mon corsage. Comprenant que j'étais piégée, j'abandonnais et lui rendit ses baisers. Il s'arrêterait quand il en aurait eu assez, il s'arrêtait toujours. Malgré ses beaux yeux verts, sa peau matte et son corps d'une beauté pure, il m'était insupportable de devoir assouvir ses désirs de cette façon. Je ne l'aimait pas, c'était l'homme qui me séquestrait depuis des années.
Tout en m'embrassant, il m'avait emmenée à l'étage. Je croyais qu'il passerait à l'acte comme d'habitude mais il arrêta notre baiser brusquement.
- Tu n'en as pas envie, je le sens, je le sait. Aller, vas te doucher maintenant Ève. Je t'attend en bas. J'ai une petite surprise pour toi.
J'ignorais pourquoi, mais il avait pour la première fois agit en ma faveur. J'y aurait peut-être droit pendant ou pares cette fameuse surprise. Pensive, je terminais de me déshabiller et me fit couler un bain. Plusieurs essences étaient disposées dans de petits flacons sur le rebord de la baignoire. J'en prit un au hasard et versa son contenu dans l'eau. Une odeur de rose envahit la pièce. Décidément, il aimait vraiment les fleurs ce petit Pitt là!
Je me glissais dans l'eau chaude du bain et fermais les yeux. C'était le seul moment de la journée où je pouvais me relaxer et avoir un peu d'intimité. Je respirais un bon coup. Soudain, trois petit coups frappés à la porte me tirèrent de ma tranquillité.

# Posté le samedi 13 juin 2009 14:10

Modifié le jeudi 18 juin 2009 13:01

Chapitre 3

Chapitre 3
C'était Pitt. Sa voix me parvint depuis le couloir.
- Je t'ai apporté un paquet. Je veux que tu mette ce qu'il contient, je suis sur que ça te plairas. À tout de suite ma chérie.
Que pouvait-il bien m'avoir amené? Rongée par la curiosité, je sortais du bain et passa un peignoir en soie pour aller ouvrir la porte.
Pitt était déjà redescendu. Je prit le paquet et refermai la porte pour aller m'asseoir sur le rebord de la baignoire. En ouvrant le carton, je retint mon souffle. À l'intérieur se trouvait une magnifique robe rouge à bretelles surmontée de deux fleurs. Je me dépêchais de l'enfiler. Elle mettait parfaitement mon corps en valeur. Sur le devant de la robe, à la hauteur de ma poitrine qui partait en grand décolleté se trouvaient des millions de petits diamants qui brillaient de milles feux. Elle laissait mon dos complètement nu et ne descendait pas plus bas que le haut de mes genoux. Elle était superbe. Le paquet contenait également une pair de magnifiques escarpins assortit à la robe. Je me coiffai et me mit un peu de maquillage puis sortit de la salle de bain. De la musique me parvint depuis le salon. Allions-nous danser ? Je descendis les marches prudemment. Il vint m'accueillir, tendant sa main pour que je la prenne.
- Tu es ravissante. Cette couleur te vas à ravir. Tu as apprécié mon cadeau ?
- Oui, merci Pitt, ça me plaît beaucoup. Dis-moi, en quel honneur as-tu organisé cette fête ?
Il mit un moment avant de répondre, comme s'il avait peur de ma réaction lorsqu'il me répondrais. Comme pour se donner du courage, il m'embrassa.
- Disons que c'est notre dernière soirée seuls tous les deux mon ange, me répondit-il.
Je mit une bonne minute à réagir à ce qu'il venait de me dire. Qu'entendait-il par là?
Qu'allait-il faire de moi? Allait-il me tuer ou me laisser partir?
- Vraiment? lui répondais-je, la voix tremblante. Pourquoi?
- Ne t'inquiète pas ma chérie, je ne vais pas te faire de mal, seulement à partir de demain nous ne seront plus deux ici, mais trois.
J'en restais bouche bée. Trois? Allait-il enlever quelqu'un d'autre ? Il n'était pas question que je paraisse apeurée ou quoi que ce soit d'autre.
- Oh, c'est dommage. Moi qui commençait à me faire à cette vie avec toi.
- Mmm,fit-il. Alors profitons de cette soirée.
Il m'entraîna vers le canapé où il me fit asseoir. Sur la table se trouvaient une bouteille du meilleur champagne du pays et des amuse-bouches. Il nous servit une flûte de champagne m'en tendit une et m'embrassa du bout des lèvres.
- Chin Chin, me dit-il en tapant légèrement son verre contre le mien.
Tout en nous regardant dans les yeux, nous bûmes la première gorgée. Le Debussy se termina pour laisser la place à Unchained Melody de Righteous Brothers.
- Tu danses ? Me demanda-t-il en me prenant la main.
- Bien sûr, lui répondis-je.
Il me prit par la taille et m'attira contre lui. Je plaçais mes bras autour de son cou, ses yeux plongés dans les miens. J'aurais tellement voulu que tout cela se soit passé dans d'autres condition. Il m'aurait fait tomber sous le charme directement si il m'avait dragué autrement qu'en m'enlevant. Bizarrement, j'arrivais à être plus ou moins heureuse avec lui malgré les faits. J'arrivais même à éprouver un certain plaisir à sentir son corps chaud contre le mien. C'était vraiment insensé ! Me laisser aller à de telles conclusions, non! Je ne pouvais absolument pas éprouver cela, je devais le détester, il m'avait fait du mal tout de même. Mais cependant, quitte à me faire passer pour une masochiste, je ne pouvais pas m'empêcher de reconnaître que je l'appréciais tout en devant le détester.
- À quoi penses-tu Ève Angeline ? Me demanda-t-il, intrigué.
- Oh, à rien en particulier, répondis-je, gênée. On dirais que la musique touche à sa fin, dis-je pour changer de sujet.
- Oui, allons finir notre champagne, le dîner sera prêt dans cinq minutes.
Je retournais m'asseoir et je sirotais mon champagne pendant que Pitt s'affairait dans la cuisine. Je pris un moment pour détailler le salon. Les meubles avaient été déplacés de façon à aménager une place de danse. La table de verre était décorée de fleurs roses, rouges et blanches. Deux chandelles rouge rosé se consumaient lentement sur le chemin de table.
Au bout de quelques minutes, Pitt refit surface, un plateau à la main. Il déposa les assiettes recouvertes d'un couvre-plat devant ma chaise et la sienne puis m'invita à m'asseoir. Il alluma les bougies, nous servit un verre de vin, en l'occurrence du Château Neuf du Pape datant de 1994 puis découvrit les assiettes.
- Filets de saumon sur un lit d'haricots à l'échalote parcemé de tomates chéries, m'annonça-t-il, fier de lui.
- Ça à l'air délicieux, merci Pitt.
Nous mangeâmes tranquillement, parlant mais pas beaucoup, laissant la place à ses regards presque gênant pour qui n'y serait pas habitué. Le repas principal terminé, il se leva et m'enlaça tendrement.
- Le dessert nous attend à l'étage, me chuchota-t-il à l'oreille.
Nous montâmes dans la chambre. Bien que je ne soit pas sûre de vouloir faire ce que nous nous apprêtions à faire, je ne pouvais pas refuser, donc autant m'appliquer. Plus vite se serait fait, plus vite il me laisserait tranquille.
Des fraises et du chocolat étaient posés dans un plateau en argent sur le lit couvert de pétales de roses. Nous étions nus à présent et il trempa une fraise dans le chocolat qu'il prit entre ses dents. Je collais ma bouche à la sienne pour lui prendre l'autre moitié de la fraise. Nous nous embrassâmes fougueusement, c'était très excitant même si je ne l'aimait pas d'amour. Sa bouche descendit dans mon cou, entre les seins pour y lécher le chocolat qu'il y avait déposé. C'était très sensuel.
La nuit à été très agitée, mais au petit matin lorsque je me réveilla et me tourna sur le côté, Pitt n'était pas là. J'allais regarder dans la salle de bain, enroulée dans mon peignoir de soie. Il n'y était pas. Ce fut de même dans tout le reste de la maison. Je n'aurais pas dû m'en inquiéter et profiter d'être seule mais j'étais étrangement inquiète. Cependant, il y avait une pièce que je n'avais pas été voir, la pièce où il m'enfermait au début. Je tremblais à présent, l'atmosphère était palpable. J'avais du mal à respirer face à l'angoisse que j'éprouvais soudain. Le c½ur battant, j'ouvris la porte doucement.

# Posté le samedi 13 juin 2009 14:48

Modifié le jeudi 18 juin 2009 13:01

Chapitre 4

Chapitre 4
La boule qui avait grossit dans ma gorge m'avait laissée. J'éprouvais soudain un extrême soulagement mais immédiatement après l'inquiétude me gagna. Personne, non personne ne se trouvait dans la pièce. Mais revenir ici m'était difficile. Cependant je m'inquiétais. Pitt n'était pas du genre à partir sans prévenir. Je me mit à réfléchir, en quête d'un détail qui m'aurait échappé. Après quelques minutes, j'eu enfin un déclique. Pitt m'avait dit lors de notre petite soirée que se serai la dernière fois que nous serions seuls et qu'à partir du lendemain nous serions trois. Mais oui bien sûr, c'était ça. Si il n'était pas là c'était car il enlevait une autre personne! Des images floues me revinrent en tête. Je me serais crue des années en arrière. Je marchais tranquillement dans la rue pour aller chercher mon fils à l'école quand tout à coup, une Mercedes grise aux vitres teintée en noir ralentit et se mit à ma hauteur. J'accélérais le pas, me demandant ce qu'on pouvait bien me vouloir. La vitre s'abaissa et je vis un homme, la trentaine avec une peau matte, des cheveux noirs brillant et de beaux yeux verts. J'avais su plus tard que c'était Pitt évidemment.
- Bonjour mademoiselle, m'avait-il dit. Je cherche le collège des trois sapins, pouvez-vous me renseigner ?
- Bien sûr je m'y rend justement, avais-je répondu, sous le charme.
- Oh, voulez-vous que je vous y emmène ? Vous me montrerez le chemin par la même occasion.
J'ai accepté. Quelle idiote j'avais pu être! On ne répétait déjà pas assez souvent aux enfants de ne pas s'approcher des voitures et encore moins d'y monter, et voilà que je faisait totalement l'inverse, sans savoir que je vivrais l'enfer par la suite.
Le même scénario était entrain de se répéter avec quelqu'un d'autre cette fois. Une autre malheureuse qui tomberais inévitablement sous le charme de Pitt. C'était une horreur. Je ne souhaitais cela à personne, pas même a mon pire ennemi. Où peut-être était-ce par-ce que je voulais rester seule avec Pitt ? Non je divaguais, personne ne voudrais de cette vie là, même améliorée avec les années, elle restait un enfer.
Le bruit des pneus de la Mercedes de Pitt sur le gravier de l'allée me fit sursauter. Je fermais la porte de l'horrible pièce et courut à l'étage. J'entendis la porte d'entrée s'ouvrir et quelqu'un crier malgré le bâillon que Pitt lui avait probablement mit.
-Tait-toi maintenant saleté de gosse ! Ça sera pire si tu continue, ne me pousse pas à bout.
Je me bouchais les oreilles, assise sur le sol, le c½ur déchiré par la même sensation que j'avais éprouvée lorsque j'avais été à la place de ce pauvre « gosse » comme Pitt l'avait appelé.
Pitt ouvrit la porte de la petite pièce sombre avec pour seul meuble un petit lit de camp qui menaçait de casser. Il y jeta le gars âgé d'environ dix-sept ans et referma la porte à clé. J'entendis ses pas dans l'escalier.
-Ève, Ève Angeline? Appela-t-il. Où es-tu ma chérie ?
Il fallait que je me ressaisisse et vite. Je me relevais et me regarda dans le miroir. Mes cheveux en bataille et mes yeux rougis n'étaient pas beaux a voir. Je pris une brosse et entreprit de démêler ma tignasse rebelle. Je me passais de l'eau sur le visage puis sortais de la pièce
-Je suis là Pitt, dis-je alors qu'il fouillait l'étage à ma recherche.
- Où étais-tu ?
-Dans la salle de bain, je me faisait une petite toilette.
Il fit la moue, pensif.
-Viens. Il faut que je te présente quelqu'un, fini-t-il par dire en m'entraînant par le bras dans les escaliers.
J'avais le c½ur qui battait à cent à l'heure. Je ne voulais pas voir la mine apeurée et horrifiée de la personne qui se trouvait dans cette pièce. Pas après pas, nous nous rapprochions de la porte. Pour gagner du temps, je ne sais pas pourquoi je fit exprès de trébucher dans l'escalier. Il me retint avant que je puisse tomber comme je l'espérais.
-Voyons Ève, regarde où tu mets les pieds enfin, s'exclama-t-il.
Je ne relevais pas. Nous étions devant la porte maintenant. Il sortit un trousseau de clefs et prit celle qui était la seule a ne pas avoir un anneau de couleur. Il enfonça la clé dans la serrure. La porte s'ouvrit mais Pitt ne me laissa pas entrer directement.
-Attends ici s'il te plaît, je te dirais quand tu pourras venir, me dit-il.
J'étais ravie de cette décision. J'aurais un peu plus de temps pour me préparer mentalement comme ça. Cependant se cours instant fut vraiment trop court.
-C'est bon, je l'ai ligoté. Tu peux entrer.
Je retint mon souffle et poussais la porte. L'horreur se peignit sur mon visage. Je retins un cri. Me tenant à la poignée de la porte, je chancelais.
- Que t'arrive-t-il? S'inquiéta Pitt.
- Oh mon dieu Pitt, il est si jeune, essayais-je de me défendre.
Il était jeune en effet. Pas plus de dix-sept ans, les cheveux de la même couleur cuivrée que les miens, les yeux brun chocolat. Ce garçon, c'était... c' était mon fils, Wyatt ! Le sol se déroba sous mes pieds, je sombrais.

# Posté le mardi 16 juin 2009 02:44

Modifié le mercredi 17 juin 2009 12:55

Chapitre 5

Chapitre 5
A mon réveil j'était allongée sur le lit de Pitt où j'avais dormis la veille pour la dernière fois tranquille et confiante car après ce que je venais de voir, rien ne serais plus pareil. Pitt était à mon chevet. Lorsqu'il vit mes yeux s'ouvrir il me prit la main et y déposa un baiser.
- Ma chérie, tu m'a fait peur. Tu te sens mieux ?
-Pas vraiment Pitt, cet enfant ne mérite pas cela.
-Quoi ? Depuis quand oses-tu contre dire ce que je fait et ce que je décide, dit-il étonné et en colère.
Je retrouvais celui qu'il avait été au début. Froid et supérieur en tout points.
-Tu as raison, pardon c'est toi le maître.
-J'aime mieux ça Ève Angeline, se calma-t-il.
Il était évident que Pitt ignorais que le garçon qu'il avait enlevé était mon fils, sinon il ne l'aurait pas enlevé, enfin je penses.
-Oh fait, comment s'appelle-t-il ?
-Je l'ignore, il ne veux pas dire un seul mot. Mais je peux réussir à le faire parler, dit-il une idée dans la tête.
Il sortit un canif de sa poche. Il souriait déjà à la vue de la torture qu'il allait lui faire subir.
- Laisses-moi faire mon amour, dis-je sans réfléchir. Tu sais que je peux être très persuasive quand je le souhaite.
-Tu as raison Ève, vu l'effet que tu me fait en ce moment je ne doute pas de celui que tu lui fera.
Il passa sa main dans mes cheveux, me caressa la joue. Il dessina le contour de mes lèvres du bout de ses doigts et y déposa un baiser, sans vouloir aller plus loin.
- Habilles-toi donc, et descends vers ce gamin voir si tu peux en tirer quelque chose.
Il me tendit un haut rouge décolleté à manche courte et un short en jeans bleu foncé, puis sortit de la chambre, me laissant seule avec mon angoisse. Je passa les vêtements en vitesse, arrangea mes cheveux et me mit une touche de rouge à lèvres.
Devant la porte, je retins mon souffle, espérant que tout cela n'était qu'un mauvais rêve et que ce n'était pas Wyatt. Après tout il avait dix sept ans maintenant, il avait changé.
En ouvrant la porte je me rendis malheureusement compte que j'avais vu juste, c'était vraiment lui. Il était assit en boule sur le petit lit de camp, les yeux rougis, la peur au ventre. Il n'avait pas l'air de m'avoir reconnu. Je fermais la porte à clefs derrière moi au cas où l'envie prenait à Pitt de venir nous déranger. J'allais m'asseoir d'un pas mal assuré sur son lit, à côté de lui. Il se colla contre le mur, des vagues de frissons le parcouraient. Je voulais le rassurer. Je tendis la main vers lui, hésitante, tremblante. Je frôlais son bras. Il ne bougea pas mais je sentais bien qu'il aurait voulut s'éloigner le plus possible. Je ne pu retenir mes larmes de couler. Ça peur laissa la place à l'étonnement.
- S...Salut, dis-je timidement.
- Euh....Bon...Bonjour.
- N'aie pas peur Wyatt. Je ne te veux aucun mal.
-Comment connaissez-vous mon prénom, dit-il surprit.
-Je...Je suis ta...mère.
-Quoi? Je ne crois pas un mot de ce que vous dites.
-C'est la vérité voyons. J'ai été enlevée aussi il y a sept ans environs. Je venais te chercher à l'école. Tu devais avoir sept ans.
Cependant, il y avait une chose qui ne collais pas.
- Quel âge as-tu ?
- Quinze ans, répondit-il hésitant.
-Tu viens d'avoir ton anniversaire non? Le vingt-six mai n'est-ce pas?
-Oui, vous avez raison. Mais ça ne me prouve pas que vous êtes ma mère, lâcha-t-il.
Il n'avait pas tort, cependant c'était bel et bien mon fils. Je devais trouver quelque chose susceptible de lui prouver que j'était sa mère.
-Tu as une tache de naissance sur la fesse droite. Elle ne se remarque pratiquement pas car elle est très claire.
Il n'avait pas l'air convaincu. Je réfléchis.
-Le jour de mon anniversaire, j'étais malade. Tu est venu avec ton père m'apporter ton cadeau au lit. C'était un joli dessin où on pouvait voir ton père, toi et moi. Notre chat Tigrou était dessiner dans tes bras. Tu avais peur que je meurre et tu pleurais à chaude larmes. Je t'ai pris dans mes bras et je t'ai dis que je serais toujours auprès de toi et que si un jour je viendrais à partir au ciel je serais toujours avec toi, dans ton c½ur.
Je ne sais pas si tu t'en souviens. Tu avais six ans à cette époque.
Sans me rendre compte, je pleurais comme une fontaine. Je pû distinguer une larme timide dans ses yeux avant qu'il ne se jette à mon cou pour pleurer de plus belle. Je caressais ses cheveux d'un geste maternelle.
-Chut, chut mon amour. Ça va aller, je suis là maintenant.
-J'ai cru que tu était morte maman. Tu as disparu du jour au lendemain.
-Je sais mon trésor, je sais. Ne t'en fait pas nous allons nous en sortir, ensemble.
Mon T-shirt était trempé de larmes. Je ne m'en souciais guère. Je venais de retrouver mon fils. C'était si bon de pouvoir le serrer dans mes bras à nouveau.
-Mon chéri il y a un détail que je dois te dire. Pitt ne dois absolument pas savoir que nous nous connaissons. Encore moins que tu es mon fils sinon il risquerait de très mal le prendre. Ne t'en fait pas, et fait comme si tu avais peur de moi car il ne va pas tarder à arriver. J'entends ses pas qui se rapprochent.
Je l'embrassa tendrement sur le front puis me levais, le laissant là à contre c½ur.
-Je reviendrais te voir le plus souvent possible. Je trouverais un moyen ne t'en fait pas mon bébé. Je t'aime.
-Je...moi aussi maman.
Au moment où Pitt arriva, j'ouvris la porte.
-Alors Ève chérie. As-tu pu en retirer quelque chose ?
-Oh oui. Tu vas être content de moi.
-Mmm... mais je n'en doute pas. Dis-moi tout.
- Il s'appelle Wyatt. Sa mère l'a abandonnée et comme son père a disparu, personne ne viendra le rechercher.
-C'est parfait ça mon ange. Ça mérite bien un baiser.
Il me répugnait mais je n'avais pas le choix. Si il ressentait la moindre résistance de ma part, il se douterais que quelque chose avait changé. Nos lèvres se frôlèrent à plusieurs reprises, timidement, puis le baiser devint plus passionné.
-Arrête! M'exclamais-je en le repoussant, sans savoir ce qu'il me prenait.

# Posté le mercredi 17 juin 2009 11:58

Modifié le vendredi 26 juin 2009 03:59

Chapitre 6

Chapitre 6
Je réalisais trop tard que je n'aurais jamais du dire ça. Il me gifla tellement fort que je tombais à terre.
- Saletée, comment oses-tu me repousser.
- Excuses-moi Pitt. C'est que la....la porte n'est pas fermée à clefs.
- Ouais, bah pour la peine tu va y retourner pendant un jour dans cette pièce avec ce morveux.
- Oh non Pitt je t'en supplie. Ne m'y renferme pas. Je veux rester près de toi.
- Non, ça te fera du bien tu pourra réfléchir comme ça.
Il ouvrit la porte et me jeta à l'intérieur puis il ferma la porte à double tour. Wyatt se leva et vint me relever.
- Ça va, tu n'a rien ? Me demanda-t-il, inquiet.
- Non, ne t'en fait pas. C'est une bonne chose qu'il m'ait enferme ici, comme ça je suis avec toi.
- Oui, mais je ne veux pas rester là maman. Je veux partir, m'enfuir. Je veux qu'il nous laisse tranquille.
- Je le sais bien mon ange. J'ai une petite idée pour cela.
- Vraiment? Qu'est-ce que c'est?
- Vois-tu, j'ai le droit de sortir me promener en dehors de la maison quelques fois. Je peux aller en ville et au marché...

******************
Deux semaines plus tard

*******************


Tout était redevenu comme avant entre Pitt et moi. Pas plus tard que hier, nous avions passé une nuit torride. Pour l'heure, nous étions en train de manger. C'était treize heures.
- Pitt, mon amour, commençais-je. C'est une belle journée aujourd'hui, et Wyatt me semble s'être calmé depuis sont arrivée ici. Pourrais-je l'emmener avec moi faire un tour au parc de la place de l'Ours aujourd'hui ? Demandais-je, peu sûre de sa réponse.
- Pourquoi cela? Je te rappelle que tu as attendu cinq ans avant de mettre ton nez dehors mon trésor, fit-il.
- Oui je le sais bien, mais ce petit ne devrais pas attendre autant de temps. Et puis il ne risque pas de s'enfuir étant donné que je serais avec lui. Et puis, nous le retrouverions si c'était le cas. N'est-ce pas mon ange?
- Très bien, mais pas longtemps.
- Merci Pitt, tu verras, en rentrant je te réserve une petite surprise.
- Mmm..., j'ai hâte de voir cela. Pourrais-je en avoir un avant-goût ?
J'allais à lui et l'embrassais fougueusement, glissant mes mains sous son pull, les passant sur tous ses muscles. Je me mis à califourchon sur lui. Mon bassin se cambra contre lui, tandis que ma langue descendais dans son cou puis alla chercher la sienne pour une dans longue et langoureuse. Puis je me levais.
- Tu aura la suite à mon retour, dis-je dans un semblant de désir.
Sa main vint serrer mes fesses, avec un désir réel, lui. Ce qu'il ignorait, c'est qu'il n'y aurait jamais de suite à ces « préliminaires ». J'allais chercher Wyatt dans la pièce sombre. Il était prêt, Pitt lui avait autorisé à se doucher et lui avait donné des habits propres.
- Aller, vient Wyatt, dis-je en lui tendant ma main. Nous sortons.
- Très bien, je vous suis madame Ève Angeline.
Il était impératif que nous jouions la comédie jusqu'à ce que nous soyons dans le parc. Nous sortîmes donc, main dans la main pour prendre la direction de la ville.
Nous étions arrivés dans le parc. Peu de monde s'y trouvais, c'était parfait comme ça.
- Enfiles ça, dis-je en tendant une veste en jeans, une casquette et des lunettes à Wyatt.
Pour ma part, je passa un chapeau, des lunettes de soleil mouche et une veste en sois légère. J'avais put voler un peu d'argent à Pitt. Assez pour prendre le car jusqu'à Barcelone, puis jusqu'à Lisbonne. Mon grand-père sera ravit de me revoir. Il est certain que Pitt ne penserait pas à m'y chercher. Mais pour ne prendre aucuns risque, nous prendrons un avion privé pour le brésil une semaine après.
Le car arriva. Je payais les billets au conducteur et Wyatt et moi allâmes nous asseoir. Le voyage allait être long, autant s'octroyer une petite sieste. Je fermais les yeux. Wyatt en fit autant. Une petite heure après notre départ, je me fit réveiller par un douanier.
-Contrôle des passeports.
Encore endormie, je sentis l'angoisse me gagner. Les passeports ?



10 comms pour la suite comme d'habitude

# Posté le jeudi 18 juin 2009 13:00

Modifié le vendredi 26 juin 2009 04:00

Chapitre 7

Chapitre 7
-Excusez-moi ? À oui les passeports bien sûr monsieur.
Il fallait que je trouves quelque chose et vite. Je fit semblant de prendre mon sac à mes pieds que je n'avais évidemment pas.
- Mon sac, où est mon sac? Wyatt, dis-je en secouant mon fils. Wyatt, où est mon sac.
-Je... je ne sais pas, tu as dû l'oublier sur le banc du parc.
-Oh non, mince quelle tête en l'air. Et nos passeports sont à l'intérieur. Oh ce n'est pas vrai. Où sommes nous? demandais-je au contrôleur.
-À la frontière de l'Espagne madame.
-Quoi! Mon sac est resté sur le banc du parc de la place de l'Ours, feignis-je. C'est à des kilomètres de là, oh seigneur mais je n'ai pas les moyens de me repayer un billets pour refaire l'aller-retour. Dans quelle foutue galère me suis-je mise, dis-je à mi-voix.
-Ne vous en faites pas madame. Donnez moi juste votre nom et prénom, je vais téléphoner à l'hôtel de ville pour voir si vous y êtes inscrite.
- Certainement monsieur, je m'appelle Ève Angeline Freitasão et voici mon fils Wyatt.
Après quelques minutes pendu au du téléphone, il se tourna vers moi pour me dire que tout était O.K et sorti du car. Nous allions pas tarder à descendre car il ne restais que vingt minutes environs après la frontière. Une fois arrivés, nous irions dans un hôtel en attendant le car qui nous amèneraient à Lisbonne et qui devait arriver a sept heures du matin.

********

-Avô*? É Ève Angeline, tua neta, dis-je alors que je poussais la porte de sa maison.
Personne ne me répondait. Il était probablement parti au village. Je refermais la porte derrière Wyatt. L'intérieur de la maison était dévasté. Je commençais à m'inquiété.
- Que c'est-il passé ici bon sang, m'affolais-je.
- Maman, regarde, chuchota Wyatt, le doigt tendu vers quelque chose au sol.
- Oh mon dieu, non ! Criais-je.
C'était mon grand-père. Je me précipitais vers lui. Allongé sur le sol, le visage en sang son pouls était très faible. Il respirait à peine. Je le tirais des décombres et l'allongeais sur son misérable canapé à l'aide de Wyatt.
-Avô, dis-je en le secouant gentiment. Mon dieu qui a bien pu faire cela?
Il ouvrit faiblement les yeux et tendit la main vers moi. Je la prenais les larmes aux yeux.
- Minha neta, articula-t-il avec difficulté. Tu estás em perigo, ele está aqui.
- Qui? Qui est ici ? m'affolais-je.
Son souffle était court, irrégulier. Il serra ma main de toute ses forces, l'horreur pouvait se lire au fond de ses yeux.
- Non ! Naõ, fica comigo avô, sanglotais-je.
La pression de sa main sur la mienne se relâcha et son souffle s'arrêta. Il était mort. Je pleurais alors que Wyatt passa son bras autour de mes épaules dans un geste qu'il voulait réconfortant. Je sentis une présence derrière moi.
- Salut Ève, me dit une voix glaciale derrière mon dos. Tu m'a manqué mon amour.
Mon sang ne fit qu'un tour. La peur s'empara de moi. Je connaissais cette voix. Il fallait agir, vite. Mais comment ?

# Posté le jeudi 25 juin 2009 05:45

Modifié le jeudi 02 juillet 2009 13:02

Chaptre 8

- Salut Ève, me dit une voix glaciale derrière mon dos. Tu m'a manqué mon amour.
Mon sang ne fit qu'un tour. La peur s'empara de moi. Je connaissais cette voix. Il fallait agir, vite. Mais comment ?


Je vit quelque chose briller dans le creux du canapé. C'était un couteau de poche mais qui coupait certainement très bien. En quelques secondes j'échafaudais un plan dans ma tête.

Sans attendre, j'attrappais le canif, me retournais et dans la lancée j'entaillais profondamment le visage de Pitt. Il hurla de douleur et se prit le visage entre les mains. Le sang coulait à vive allure. Je profitais de ce moment pour courir, me cacher. Dans la foulée Wyatt avait attrappé une casserole.

Ca peut toujours servir, me dit-il alors que nous courrions à l'étage. L'unique pièce du haut était dans un grand désordre. Les meubles retournés, cassés etaient tombés sur le sols et avaient fait craquer le parquet. Je vit une table renverssée sur le côté avec un fauteuil à moitié sur elle. C'est une excellente planque, pensais-je. Je m'y glissais alors que Wyatt était derrière un autre meule à côté de la porte. Bientôt, trop tôt, des pas se firent entendre dans les escaliers. Wyatt serra le manche de la casserole dans ses mains la tenant comme une batte de baseball, prêt à frapper dans la balle. La porte grinça et Pitt entra.

-C'est inutile de te cacher mon ange, dit-il. Je te l'avait pourtant dit que je te retrouverais sale traîtresse. Voilà ce que ça fait lorsqu'on reveille le colère qui m'habite.

Ma réspiration devint hachée. J'essayais en vain de me retenir sans y parvenir. C'est alors que Wyatt sorti de sa cachette et frappa de toute ses forces Pitt en pleine tête, y mettant corps et âme. Pitt tomba comme une masse. Sa tête alla heurter de plein fouet un chandelier et s'y ouvrit le crâne. Le coeur battant, je m'approchait de lui pour sentir son pouls. Cependant, je tremblais tellement que je n'y parvins pas. Mon fils dut le faire à ma place.

- Il est très faible, mais ce salopard est encore vivant.

- Mon chéri peux-tu me donner cette casserole, articulais-je.

Je l'attrapais et à se moment je ne tremblais plus du tout. Il fallais que je tue cette ordure, sinon je ne pourrais jamais vivre en paix. Levant les bras aussi haut que possible, je concentrais ma force sur le coup final et BOUUUM !!! La casserole vint se fracasser sur la tête de Pitt. Du sang jailli de sa bouche et de ses yeux. Un petit cri sorti de sa bouche et son soufle mourrut dans les nombreux méandres de la mort. Ne pouvant plus rester dans cette pièce je me precipitait dehors. Je me laissais glisser sur l'herbe sèche du jardin et me mit à pleurer. Wyatt vint à mes côtés et me prit dans ses bras. Je devait avouer qu'il avait grandi. Ce n'était plus le petit garçon que j'emmenais à l'école tout les jours et que je consolais la nuit lorsqu'il se réveillait en sursaut suite à un cauchemar. C'était un homme maintenant. Il était fort. Mais sous cette carapasse se cachait une personne extrêmement sensible.

Je le serrais plus fort dans mes bras. Les larmes l'avaient gagné. Nous restâmes ainsi un moment.

Nous nous levâmes et Wyatt retourna à l'intérieur pour sortir mon grand père. Alors qu'il venait de passer la porte, la maison vola en éclats, elle explosa. Je fut projetée au sol cinq mètres plus loins. Lorsque je me relevait, la maison était en flammes.

- NOOOOOON !!!! criais-je alors. WYATT, NOOON !

Je me précipitais dans les flammes. Wyatt était au sol une armoire en flamme lui était tombée dessus. Il était mort. Non je ne pouvais pas le croire c'était impossible. Je me mit à genou vers sa tête.

-Wyatt, mon trésor, mon amour est-ce que tu m'entend? WYATT !! hurlais-je.

Il ouvrit les yeux faiblement.

-Maman....

-Oh Wyatt mon chéri pardon, pleurais-je.

-Mam...maman...Je...je t'aime, articula-t-il dans un soufle.

Sa tête roula sur le côté.

- Nooon, mon fils ! C'est mon fils !!! Noooooon !!!

Une nouvelle explosion retentit et une paroi en feu s'écrasa sur nous puis ce fut le trou noir.




La mort est paisible, simple.
C'est plus dur de vivre.

Je me sentais revenir.

Je voulu ouvrir les yeux mais c'était un trop grand effort. Aucuns de mes membres ne me répondaient. Ils criaient de douleurs et un bip agaçant torturait mes oreilles. Au bout d'un moment la force me revint et j'ouvrais lentement les yeux.

Trois choses se produirent alors. Mon coeur s'affola, le bip s'accentua et trois infirmières arrivèrent dans la chambre. Mon corps était secoué de tremblements. Je bougeait dans tous les sens. Deux infirmières vinrent à mes côtés et m'apuièrent dessus pour essayer de me stabiliser pour me retenir de tomber. La troisième prit une seringue de Morphine et le l'injecta par ma perfusion.

Je me calmais peu à peu. Des choses se mettaient en places dans ma tête. Mon grand père, Pitt, l'explosion.....

- Wyatt...., dis-je en regardant les infirmières.

- Je suis vraiment désolée madame.

Non ! Pourquoi ? Pourquoi me l'avait-on enlevé ? Je venais à peine de le retrouver. A quoi cela sers de vivre si c'est pour être malheureuse toute ça vie ?

Je n'avais pas ma place sur cette terre, dans ce monde. J'en étais certaine. Il ne me restait qu'une chose à faire.

Après une dizaine de minutes, les infirmières sortirent, croyant que je me reposerais. Je me redressais avec peinse et prit un stylo ainsi que du papier sur la table de nuit à côté de mon lit. Je grifonnais quelques mots et le déposais sur moi.

- Wyatt mon trésor, je t'aime, chuchotais-je.

Je tendis la main vers la machine qui me tenais accrochée à la vie et débranchais les nombreux fils puis j'éteinais les boutons.

Je ne tardais pas à être dans les vappes. Tout devint flou autour de moi, mes yeux se fermèrent gentillement. Mon coeur s'affola puis s'arrêta.




La mort est calme, reposante. Je ne ressentais plus aucune douleur. Sous un arbre en fleurs Wyatt était assis sur un banc. J'allais l'y rejoindre et l'embrassais. Nous avions enfin trouvé le moyens d'être ensemble et heureux. Ce serait ainsi pour l'eternité à présent.





THE END
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# Posté le vendredi 17 juillet 2009 11:48